La place des femmes dans la société algérienne

Quand on fait une balade sur les rues, on peut voir la plupart des femmes algérienne est en grande robe et voilée, c’est leur tradition, mais ça révolue avec le temps, on peut voir dans les grandes villes, des jeunes femmes dévoilées et très à la mode. Néanmoins, la condition des femmes algériennes est loin d’être enviable.

Les femmes algériennesLes femmes algériennes avaient apporté une contribution non négligeable pendant la guerre d’Indépendance, malheureusement, elles se sont vues écraser par le Code de la famille, constitué en 1984 par le gouvernement de Chadli Bendjedid. Allant à l’encontre de la Constitution algérienne qui reconnaît pourtant l’égalité des sexes, ce code prive les femmes algériennes d’un certain nombre de droits civiques et les place en situation d’infériorité par rapport à leur mari : inégalité en cas de divorce, inégalité face à l’héritage, nécessité de la présence d’un tuteur matrimonial, y compris pour la femme majeure, lors de la conclusion du contrat de mariage, etc.

Elles ont vu un peu lueur d’espoir en 2005, parce que le président Bouteflika a annoncé un nouveau Code de la famille. Les gens ont espéré une grande réforme, mais, à la fin, on voit que le code l’a seulement légèrement modifié. Le changement est presque invisible.

Il faut comprendre, la révolution n’est pas pour tout de suite, surtout dans un pays où le poids des traditions religieuses pèse encore beaucoup sur la société.

Ces derniers années, on a vu des évolutions, mais cela existe surtout dans des grandes villes. Les femmes sont parfois admises dans des lieux qui n’étaient autrefois réservés qu’à la gente masculine. Certains cafés et restaurants accueillent désormais les jeunes couples non mariés. Aussi, il n’est plus choquant de voir des groupes de jeunes demoiselles attablées à la terrasse d’une crêperie ou en train de déambuler le jeudi après-midi le long des rues commerçantes du centre-ville d’Alger.